Personnes

Germaine Tillion

« Elle était une héroïne de la Résistance française et a cherché à servir de médiateur dans la guerre d’Algérie. »

par Jade Guillot

Sommaire
Germaine Tillion dans son salon, reflétant une vie de lutte et de réflexion.

Informations clés

Germaine Tillion n’a pas seulement été une éminente figure de la Résistance française, mais également une ethnographe talentueuse qui s’est courageusement opposée à la violence sous toutes ses formes. Dans l’article présenté, on découvre sa biographie fascinante : de son combat contre l’occupation nazie et son expérience personnelle dans un camp de concentration, à ses tentatives de réconciliation durant la guerre d’Algérie. C’est une histoire qui témoigne de la force de l’humanisme et de la pensée scientifique, et qui continue d’inspirer aujourd’hui.

Nom de naissance

Germaine Marie Rosine Marguerite Francoise Antoine Tillion

Naissance

30 mai 1907, Allègre (Haute-Loire, France)

Décès

19 avril 2008 (à 100 ans), Saint-Mandé (Val-de-Marne, France)

Nationalité

Française

Activités

Ethnologue, résistante, anthropologue

Sépulture

Panthéon (depuis le 27 mai 2015), Saint-Maur-des-Fossés (24 avril 2008 - 27 mai 2015)

Biographie

Germaine Tillion, décédée à l’âge de 100 ans, était l’un des plus nobles exemplaires de ce qu’il y a de mieux dans la tradition française de l’intellectuel engagé. De son implication dans la Résistance jusqu’à son opposition à la guerre d’Algérie, elle était inébranlable dans son engagement pour la vérité et la justice et méfiante du culte de la violence si en vogue chez de nombreux intellectuels de sa génération. Son expérience de trois ans dans un camp de concentration nazi lui avait appris ce que signifiait réellement la violence.

Germaine Tillion avec une amie et un chien, moment de détente dans son jardin.

Germaine Tillion et sa mère Emilie en 1940

Née à Allègre, en Haute-Loire, Tillion était particulièrement proche de sa mère, historienne de l’art qui éditait également les carnets de voyage du Guide Bleu. Elle étudie les langues orientales à Paris, puis devient ethnologue, étudiant la région des Aurès en Algérie (1934-40). De retour en France juste avant la défaite de mai 1940, elle fait partie de ceux qui n’hésitent pas à savoir où est son devoir. Elle écrira plus tard :

Quand j’ai entendu le discours de Pétain [demandant un armistice avec l’Allemagne], j’ai vomi. Littéralement. Il faut une seconde pour que le cours d’une vie change à jamais… Une fois le choix fait, il faut tenir à cela.

En octobre 1940, Tillion a aidé à établir l’un des premiers groupes de résistance dans la zone occupée par les Allemands, basé au Musée de l’Homme, le principal centre de recherche ethnographique de France. En février 1941, les dirigeants de son réseau sont arrêtés et fusillés. Elle a poursuivi ses activités de résistance avec un autre groupe jusqu’à ce qu’elle soit elle-même arrêtée le 13 août 1942, après avoir été trahie par un prêtre qui travaillait comme agent double.

En octobre 1943, Tillion fut déporté au camp de concentration de Ravensbrück en Allemagne. Sa mère est arrêtée en février 1944 et envoyée dans le même camp. Tillion a écrit plus tard à propos de son expérience :

« Si j’ai survécu, je le dois d’abord au hasard, puis à la colère – le désir un jour de révéler ces crimes – et enfin à un ensemble d’amitiés.

Ces amitiés nouées dans l’enfer du camp (dont la nièce de Charles de Gaulle) la suivront toute sa vie. C’est un autre ami qui a vu la mère de Tillion, trop épuisée pour pouvoir travailler, être sélectionnée pour la chambre à gaz le 2 mars 1945, date que Tillion commémorera chaque année jusqu’à la fin de sa vie. Cela en dit long sur son esprit indomptable qu’à Ravensbrück, elle a composé une opérette faisant la satire de la folie de l’institution. Miraculeusement, elle a réussi à cacher ses cahiers aux gardes. L’opérette croupit dans ses archives à Paris et est finalement jouée en 2007 au Théâtre du Châtelet à Paris, juste après son 100e anniversaire.

Germaine Tillion -La résistance en 1940

Après la libération en juillet 1945, Tillion met de côté ses travaux sur l’Afrique du Nord et entame une décennie de recherches sur les camps, essayant de comprendre ce qu’elle appelle « l’histoire de la dé-civilisation de l’Europe ». A l’image de Primo Levi, qui a appliqué la précision d’un scientifique à sa réflexion sur sa propre expérience de camp, ses trois livres sur Ravensbrück mêlent souvenirs personnels et analyses inspirées de sa formation d’ethnographe.

L’attention de Tillion a été tournée vers l’Algérie par la guerre d’indépendance, qui a éclaté en 1954. Ayant une connaissance exceptionnelle du pays, elle a été envoyée en Algérie par le gouvernement français en 1954 pour faire un rapport sur la situation. Consternée par les conditions de vie de la population, elle s’est impliquée un temps dans la gestion de soi-disant “centres sociaux” pour améliorer la vie du peuple algérien. Le danger de cette position était qu’elle se retrouvait à incarner la conscience libérale de l’administration française de plus en plus brutale. Mais elle a aussi organisé un comité international pour dénoncer le « régime concentrationnaire » français en Afrique du Nord.

Le livre de Tillion « L’Algérie en 1957 », qui plaidait en faveur d’une sorte d’association continue entre la France et l’Algérie, à moins d’une indépendance totale, a suscité un grand intérêt, et lors d’une visite à Alger en juillet 1957, un ami lui a dit que des membres de l’Algérie Le Front de libération (FLN) a souhaité la rencontrer.

Elle a suivi son guide à travers trois changements de bus et a été conduite à un rendez-vous avec deux hommes hérissés de fusils et de grenades. Sans le savoir, elle était en présence de deux chefs de file de la campagne de bombardements du FLN à Alger, Yacef Saâdi et Ali la Pointe. Un dialogue de quatre heures s’est ensuivi au cours duquel Tillion a soutenu avec passion que le FLN devrait cesser sa campagne de bombardements si elle obtenait du gouvernement français un accord pour mettre fin à la torture et aux exécutions. A son retour en France, elle rend compte de son expérience tant aux autorités françaises qu’à de Gaulle, alors encore hors du pouvoir.

Tillion a continué à essayer d’agir en tant qu’intermédiaire. À une autre occasion, elle s’est rendue à un rendez-vous du FLN déguisée en musulmane, mais la vérité était qu’avec la perte de contrôle du gouvernement français sur l’armée à Alger, le terrain d’entente que Tillion recherchait n’existait plus, s’il l’avait jamais eu.

Germaine Tillion portant une distinction honorifique, reconnaissance de son engagement.

Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle, Anise Postel Vinay en arrière plan.

Bien qu’elle jo Dans la protestation d’intellectuels français, comme Simone de Beauvoir, contre le viol par l’armée française de l’activiste du FLN Djamila Boupacha, elle n’a pas pu se résoudre à tolérer la terreur du FLN. Sa position complexe sur l’Algérie a été notoirement dénoncée comme « saleté » (« saloperie ») par de Beauvoir.

Après la fin de cette guerre en 1962, Tillion retourne à ses recherches anthropologiques, enseignant également à Paris, tout en continuant à être active dans de nombreuses causes telles que la défense des droits des femmes immigrées. En 2000, elle faisait partie des 12 intellectuels éminents qui ont demandé à son gouvernement d’admettre la complicité de la France dans l’Holocauste.

À la fin de sa vie, elle avait reçu de nombreux honneurs et décorations – elle était l’une des cinq femmes à détenir la Grande Croix de la Légion d’Honneur – et de plus en plus d’historiens se sont intéressés à sa vie. Deux biographies d’elle sont parues après 2000.

Ce regain d’intérêt n’était pas seulement dû à sa longévité, mais au fait que la France a commencé à repenser l’expérience traumatisante de la guerre d’Algérie. Tillion n’avait peut-être pas raison sur ce qui était possible en Algérie, mais elle parlait avec une connaissance plus authentique du pays que beaucoup d’autres, et ses positions étaient toujours inspirées par une profonde humanité et un sens de la justice qu’elle considérait comme indissociable de la sienne. étude universitaire. Comme elle l’écrivait en 2000:

« l’ethnologie, qui est affaire de patience, d’écoute, de courtoisie et de temps, peut encore servir à quelque chose ; c’est d’apprendre à vivre ensemble ».

Elle laisse dans le deuil sa soeur Françoise et sa nièce Émilie Sabeau-Jouanet.

Germaine Tillion, héroïne de la résistance et ethnologue, née le 30 mai 1907 ; décédé le 18 avril 2008.

Inauguration de la Bibliothèque “Germaine Tillion” à Saint-Maur-des-Fossés

Entre le 7 novembre 2008 et le 7 janvier 2009, l’exposition « Vie et œuvre de Germaine Tillion », réalisée par Françoise Sérodes dans le cadre de « Les femmes et la Légion d’Honneur », s’est tenue à Saint-Mandé. Le vendredi 7 novembre 2008, à 18h, la bibliothèque municipale de Saint-Maur-des-Fossés a été officiellement renommée « Bibliothèque Germaine Tillion ».

Germaine Tillion tenant une photo historique, symbolisant son travail d’ethnologue et de résistante.

Pour l’occasion, la bibliothèque a présenté « Germaine Tillion et Saint-Maur », un projet élaboré avec le concours des familles Tillion, Schlicklin et Lévy-Dozières, de l’Association des Amis de Germaine Tillion, de l’association historique « Le Vieux Saint-Maur », des archives municipales, du Musée de l’Homme et de l’artiste Titouan Lamazou.

Le film « Les trois vies de Germaine Tillion » de Gilles Combet a été projeté les samedis 8 et 22 novembre 2008 à 16h. Le vendredi 7 novembre, à 21h, les professeurs de l’ATC ont lu des extraits des œuvres de Germaine Tillion au théâtre de Saint-Maur.

La Bibliothèque Germaine Tillion est située au 23, avenue Henri Martin, 94100 Saint-Maur-des-Fossés.
Tél : 01 48 86 7444

Chronologie de la vie

30 mai 1907 : Germaine Tillion naît à Allègre (Haute-Loire) et passe son enfance avec sa sœur Françoise. Interne à l’Institution Jeanne d’Arc à Clermont-Ferrand, elle y achève sa scolarité primaire avant de poursuivre ses études secondaires en région parisienne à partir de 1922.

1925 (mars) : Son père meurt d’une pneumonie. Tillion commence des études supérieures (archéologie, histoire de l’art, ethnologie) à l’École du Louvre, à la Sorbonne, à l’EPHE et au Collège de France, suivant notamment les cours de Marcel Mauss.

1930 : Brefs voyages en Allemagne et aux Pays-Bas, puis vacances dans le Morbihan.

1931 : Court séjour en Allemagne.

1932 : Elle obtient son diplôme de l’Institut d’Ethnologie.

1932 (octobre) – 1933 (février) : Séjour à Koenigsberg (Allemagne), avec étapes à Nuremberg, Prague, Dantzig et Copenhague.

1934 : Sur recommandation de Marcel Mauss, elle est envoyée en mission dans les Aurès (Algérie) par l’Institut international des langues et civilisations africaines. En décembre, avec Thérèse Rivière, elle s’installe dans le massif de l’Ahmar Khaddou.

1935-1937 (février) : Elle vit auprès de la tribu semi-nomade des Ah-Abderrahman, partageant leurs déplacements.

1937 (février) – 1939 : De retour à Paris, elle suit les cours de Marcel Mauss, Jean Marx et Louis Massignon, et se perfectionne en berbère à l’École des langues orientales.

1938 : Publication de son premier article, « Les sociétés berbères de l’Aurès méridional », dans la revue Africa (XI,1).

1939 (mai) : Diplômée de l’EPHE avec un mémoire sur les Ah-Abderrahman, transhumants de l’Aurès méridional.

1939 (juillet) : Elle entre au CNRS. D’août 1939 à mai 1940, deux missions lui permettent de retourner dans les Aurès pour finaliser sa recherche.

1940 (9 juin) : Arrive à Paris cinq jours avant l’entrée des Allemands, puis repart aussitôt sur les routes de l’exode. Revenue fin juin, elle s’engage dans la Résistance aux côtés du colonel Paul Hauet et retrouve ses amis du Musée de l’Homme, dont Boris Vildé.

1941 : Les résistants du Musée de l’Homme (Lewitsky, Oddon, Vildé, Humbert) sont arrêtés. En juillet, le colonel Hauet et d’autres sont aussi arrêtés, et Tillion prend davantage de responsabilités.

1942 : Elle obtient son diplôme en berbère à l’École des Langues orientales. En février, elle tente en vain de sauver des membres du réseau condamnés à mort. Le 13 août, elle et sa mère sont arrêtées par l’Abwehr et incarcérées (prison de la Santé, puis Fresnes).

1943 : En cellule, elle poursuit sa thèse sur les Ah-Abderrahman. En octobre, elle est déportée à Ravensbrück, où elle entreprend une étude clandestine sur le système concentrationnaire.
(De mai 1943 à mai 1946, le Musée de l’Homme expose les objets ramenés d’Algérie par Tillion et Thérèse Rivière.)

1944 (31 janvier – 2 février 1945) : Sa mère, Émilie Tillion, est déportée de Compiègne à Ravensbrück.

1945 (mars) : Sa mère est assassinée dans une chambre à gaz. Le 23 avril, Germaine Tillion est libérée de Ravensbrück et envoyée en convalescence à Göteborg. Elle regagne Paris en juillet et reprend son poste au CNRS, puis assiste au procès du maréchal Pétain.

1946 : « Liquidatrice » nationale du Réseau du Musée de l’Homme-Hauet-Vildé, elle reçoit la médaille de la Résistance et publie sa première étude sur Ravensbrück. En fin d’année, elle est observatrice au procès des responsables du camp.

1947 : Au CNRS, elle passe à la section d’« Histoire moderne » et se consacre à l’étude des femmes et enfants déportés. Elle reçoit la Croix de guerre avec palmes et est faite chevalier de la Légion d’honneur.

1948 (août) : Participe à Bruxelles à la troisième session du Congrès des sciences anthropologiques et ethnologiques.

1949 (décembre) : Désignée pour représenter l’ADIR à la Commission nationale française contre le régime concentrationnaire, elle y préside la commission sur la Yougoslavie.

1950 (septembre) : Au congrès d’Histoire moderne à Amsterdam, elle présente ses recherches sur les camps de concentration.

1951 (mai) : Fait partie du jury international de la Commission internationale contre le régime concentrationnaire à Bruxelles, suscitant l’hostilité des communistes pour ses positions sur l’URSS.

1954 (juillet-septembre) : Mission CNRS aux États-Unis pour récupérer des documents officiels allemands.
1954 (décembre) – 1955 (février) : Mission d’enquête sur le sort des populations civiles dans les Aurès, à la demande de François Mitterrand.

1955 (mars) – 1956 (février) : Au Cabinet du gouverneur général Jacques Soustelle, elle crée le Service des Centres sociaux (120 centres jusqu’en 1962).

1956 (janvier) : Participe à la réunion d’Alger organisée par Albert Camus pour une trêve civile. Au printemps, elle effectue une mission CNRS au Sahara algérien.

1957 : Publie L’Algérie en 1957 et accompagne la mission de la CICRC dans les camps et prisons. Elle rencontre clandestinement Yacef Saadi (FLN) pour tenter de faire cesser attentats et exécutions, et multiplie toute l’année ses démarches pour défendre les condamnés à mort et dénoncer la torture.

1958 : Commence à enseigner à l’EPHE (future EHESS). Signe l’appel pour le retour du général de Gaulle, témoigne au procès de Yacef Saadi et poursuit ses interventions pour une solution pacifique en Algérie.

1959 (janvier-décembre) : Conseillère au cabinet du ministre André Boulloche, elle favorise l’enseignement en prison et les bourses pour étudiants algériens. Mène plusieurs missions au Maghreb et en Suisse pour tenter des négociations de paix.

1960 : Publie Les Ennemis complémentaires et participe à divers colloques. Se rend au Maroc, puis en Mauritanie en fin d’année.

1961 : Fait paraître L’Afrique bascule vers l’avenir et donne une conférence à Tunis. Elle quitte son poste de conciliation au ministère en avril.

1962 : Effectue une mission pour l’OMS dans plusieurs pays et rend hommage aux inspecteurs des Centres sociaux assassinés par l’OAS. Part ensuite en mission au Maroc.

1963 : Mission en Libye, fondation de l’association France-Algérie (dont elle sera vice-présidente), et voyages au Maroc et en Algérie.

1964 (décembre – mai 1965) : Missions de recherche au Sahara (Alger, Dakar).

1965 : Participe à des colloques (Nice, UNESCO) et reçoit le grade de commandeur des Palmes académiques.
(Décembre 1965 – avril 1966 : mission CNRS en Mauritanie.)

1966 : Publie Le harem et les cousins et s’installe pour la première fois à Plouhinec (Morbihan).
(Décembre 1966 – avril 1967 : nouvelle mission en Mauritanie.)

1968 (décembre – janvier 1969) : Mission OMS en Égypte.

1969 (décembre – mars 1970) : Mission CNRS au Niger (région touarègue).

1970 (décembre – février 1971) : Missions au Mali et au Niger.

1972 : Se rend en Haute-Volta et au Niger, puis participe à un congrès à Malte. En septembre, mission ONU au Niger.

1973 : Nouvelle édition de Ravensbrück. Elle commence la construction de sa maison à Plouhinec, qu’elle cédera au Conservatoire du littoral en 2004.

1974 (juin) : Mission EHESS en Égypte.
(27 décembre) : Elle est élevée au grade de Grand officier de la Légion d’honneur.

1975 (juin) : Colloque de Dubrovnik ; elle préside la commission pour l’amélioration de la situation des femmes immigrées.

1976 : Participe à plusieurs colloques (Malte, Royaumont, Maison des Sciences de l’Homme).

1977 (février) : Intervient au Collège de France sur le monde islamique.
(Juin) : reçoit le prix mondial Cino del Ducca.

1978 (janvier) : Fonde la section française du Minority Rights Group, soutient la Ligue contre l’esclavage et préside l’Association contre l’esclavage moderne.

1981 (7 mai) : Nommée Grand-croix de l’Ordre du Mérite.

1986 (mai) : Témoignage au Sénat lors des « Séances solennelles de 1941 ».

1988 : Publie la troisième édition de Ravensbrück.

1992 (mai) : Invitée à Moscou par l’Association des anciens déportés du Goulag.

1996 : Soutient les sans-papiers de l’église Saint-Bernard.

1997 : Parution de La traversée du mal (entretiens avec Jean Lacouture) et prix de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.

1999 : Elle est élevée à la Grand-Croix de la Légion d’honneur.

2000 : Publie Il était une fois l’ethnographie et signe « l’Appel des douze » condamnant la torture pendant la guerre d’Algérie.

2001 : Parution de L’Algérie aurésienne (avec Nancy Wood) et de À la recherche du vrai et du juste (présenté par Tzvetan Todorov). Commandeur de l’Ordre des Arts et des lettres.

2002 : Première « Conférence Germaine Tillion » à Aix-en-Provence et publication d’ouvrages consacrés à son œuvre (par C. Bromberger et T. Todorov). Table ronde sur sa vie à l’Institut du Monde Arabe.

2003 : Inauguration de la Maison de quartier Germaine Tillion au Puy-en-Velay et hommage à l’Institut du Monde Arabe de Paris. Biographie par Nancy Wood : Germaine Tillion, une femme mémoire.

2004 : Exposition « Résistance[s] : Itinéraire et engagements de Germaine Tillion » présentée dans plusieurs villes.

2005 : Publication de Le Verfügbar aux Enfers et réédition augmentée des Ennemis complémentaires. Décorée du Grand-croix du Mérite allemand, elle fait don de ses archives à la BnF.

2007 : Centenaire de Germaine Tillion. Le Verfügbar aux Enfers est joué au Théâtre du Châtelet. Parution de Combats de guerre et de paix.

19 avril 2008 : Décès à son domicile.